Lettre à ADELINE B

    J’ai bien vu l’autre soir, à votre visage fatigué, que la crise venait à peine de finir. Quand vous êtes arrivée, il m’a d’abord semblé que vous étiez là par devoir...
    ...Si vous n’étiez pas en mesure de sortir ce soir-là vous n’aviez pas le choix, il ne vous restait qu’une possibilité, dire la vérité ! " Je suis malade, j’ai mal à la tête. " Non décidément, même si Sandra avait compris, vous ne pouviez pas vous entendre énoncer une telle absurdité. D’ailleurs, le mal de tête n’est pas une maladie.
    ... Votre cerveau s’est calmé ; il ressent maintenant une sorte de légère vibration, d’infini frétillement, comme si de petites bulles légères, aériennes cherchaient à s’échapper. Succédant aux coups de massue, la sensation est plus confortable, même si elle est encore désagréable. De toutes façons, vous savez que la migraine est domptée, vous retrouvez courage, votre respiration se détend, vos épaules s’abaissent, une certaine sérénité s’installe.

    Camille >>

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