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Lettre à WILLIAM, XAVIER, YASMINE ET ZOÉ
Ne croyez pas qu’il puisse être question de simulation, lorsque l’on connaît bien un être cher, lorsqu’on est proche de lui, on doit rapidement se rendre compte que la douleur est réelle, prégnante et souveraine. Le calvaire du migraineux est pénible, épuisant, on ne doit pas y rajouter une couronne d’épines et ne doit-on pas
Si votre femme est souffrante, Monsieur, ne hurlez pas dans la maison dès l’arrivée des enfants : " Les enfants, votre mère a la migraine, taisez vous, ne faites pas de bruit, laissez la tranquille ". Il est inutile de culpabiliser la pauvre maman, déjà bien peinée de ne pouvoir passer la soirée avec les enfants. À l’inverse ne dramatisez pas à outrance en prenant un air pitoyable pour annoncer à voix à peine audible " mes pauvres chéris, il faut être très très sages, maman à très très mal à la tête "
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